Concepts du Iaido
Les éléments
suivants sont difficiles à traduire. Ils sont développés au
cours des entraînements et ne peuvent être convenablement
compris que de cette manière seule une brève explication est ici
tentée. Comment ils sont expliqués est une indication du niveau
d'études des élèves. Dans les examens de grades, les
examinateurs regarderont de toute évidence si l'étudiant les a
compris au travers de l'expérience de l'entraînement plutôt que
de répéter simplement ces brèves notes.
DAI KYO SOKU
KEI : Grand, fort, rapide,régulier :
-
Ce sont les quatre caractéristiques générales les plus
importantes dans la technique du sabre long : Exprimées dans
l'ordre, elles seront mises en relief auprès des débutants. Tout
d'abord, l'accent est mis sur de grandes actions, ensuite
lorsqu'elles sont grandes, elles peuvent devenir fortes. Une
fois que la sensation de force interne s'est développée, la
vitesse peut-être graduellement augmentée sans précipitation et
sans hâte. Puis, une fois que les techniques sont grandes,
fortes et rapides, elles peuvent être rassemblées dans une
méthode continue et régulière, séparées seulement par un Kime
correct et en esquivant Suki.
ENZA NO METSUKE
:
-
Contemplation des montagnes
lointaines. Cela veut dire diriger le regard à une certaine
distance, sans fixer aveuglement, mais plutôt en regardant
toutes les choses également. Il n'est pas nécessaire de regarder
chaque petit détail de l'ennemi, aux dépens de l'ignorance
d'autres menaces. Il est seulement nécessaire de percevoir sa
distance et sa vitesse d'exécution. L'ennemi devant nous sera au
centre de notre champs de vision, mais ne sera pas le point
visuel convergent. Ce qui explique les paroles de Musashi: " la
perception est forte et la vue est faible.". C'est une partie de
Fudoshin.
FUDOSHIN :
-
Ce terme peut-être traduit
diversement comme, esprit sans entrave, esprit non arrêt. Il a
été mieux décrit par des maîtres éclairés tel que Yagyu Munenori
et des maîtres Zen tel que Takuan Soho. Il se réfère aussi avec
Shi Shin. Cet état a un rapport quand l'esprit est libre de
percevoir toutes choses, quand il n'est pas entravé en étant
retenu par des pensées conscientes (Fushin).
FUKAKU :
-
C'est une particularité du
caractère/de l'attitude du budoka expérimenté. Elle se développe
au cours des années d'entraînements rigoureux. Elle est
impossible à décrire, mais avec l'expérience, elle devient
reconnaissable chez les autres.
FUSHIN :
-
L'esprit arrêté. Quand il
est entravé par la peur, le doute ou, distrait par des
réflexions logiques et conceptuelles (intellectualisation),
l'esprit n'est pas libre de répondre aux circonstances.
JO HA KYU :
-
Ce terme dérive de la forme
dramatique du théâtre Nô. Il décrit les actions en totalité et
sur une échelle de minutes. Il se traduit comme la préparation,
le développement, et la conclusion.
Sa signification est
dans le temps d'exécution, une accélération graduelle avec une
sensation de pression croissante jusqu'à son maximum quand le
mouvement s'arrête. Le déplacement des pieds (Ashi Sabaki) du Nô
et du Kendo sont très semblables, comme le sont, à cet égard,
les formes dramatiques des pièces de Nô et les Kata de Iaido.
KASSO TEKI :
-
Approximativement traduit,
cela désigne un adversaire imaginaire. En effet, cela ne se
réfère pas seulement à la distance et à la position, mais quels
effets produira votre action ; Par ex : après une coupe
infaillible, est-ce que l'ennemi va tomber en arrière,
s'écrouler sur place, basculer sur un des côtés.
En d'autres termes,
toute la logique de votre action est en relation avec la taille,
la position et le mouvement de vos adversaires.
KIGURAI :
-
Le maintient, le
comportement. La supériorité qui vient avec la connaissance de
l'utilisation du sabre. Mais ce n'est pas de l'arrogance. C'est
la caractéristique qui ferait obstacle, en dernier lieu, à tout
agresseur potentiel et audacieux, de porter une attaque.
KI KEN TAI ICHI
( SHIN GI TAI ICHI ) :
-
L'esprit, le sabre et le
corps ne font qu'un. C'est la coordination de toute la personne
du sabreur dans un engagement total. En premier, c'est la
chorégraphie de frapper du pied en même temps que la coupe
et le souffle. Plus tard ils deviennent inséparables, une seule
entité.
KIRYOKU :
-
Forte détermination : Quand
l'attaque est caractérisée par un Ki ken tai Ichi, un Jo Ha Kyu
et un Seme et, si le sabreur démontre un Kigurai et un Fudoshin
; il y aura une telle impression de ne pas pouvoir arrêter cette
attaque, que l'ennemie ne pourra pas résister. C'est Kiryoku.
KOI GUCHI NO
KIRI GATA :
-
Manière de couper la
"bouche de carpe". C'est la technique de déblocage de
la Saya ; ce qui veut dire, la vitesse des mains arrivant à la
Tsuba et à la Tsuka, la position et la manière de pousser en
avant la Tsuba, la vitesse de la prise de la main gauche et de
la droite quand on commence à dégainer.
KOKORO :
-
Il n'y a pas un mot unique
en Français pour ce terme. Il est souvent traduit comme
l'esprit, le coeur, et même l'honneur. C'est l'attitude de
franchise et d'honnêté qui inculque la confiance et le respect.
RIAI :
-
Signification ou, logique.
Ce qui veut dire, la compréhension de ce que vous vous destinez
à faire. En grande partie, c'est Kasso Tekki, mais cela n'inclut
pas seulement l'ennemi à trancher, mais les obstacles à éviter,
la position des autres personnes proches qui ne sont pas
impliquées, et tous les autres points spécifiques qui sont fixés
par la forme.
SATSU JIN KEN /
KATSU JIN KEN :
-
Quand le sabre est employé
sans réflexion, ou sans discipline, sans discernement : Cela est
destructeur; En conséquence, nous appelons cela le sabre de
prise de vie - Satsu Jin Ken. Quand d'autre part, le
caractère développé du sabreur expérimenté le rend capable de
traiter pacifiquement les affaires, et sans utiliser sa capacité
de résoudre les choses en utilisant la violence, nous appelons
cela le sabre du don de la vie - Katsu Jin Ken.
SAYA NO UCHI NO
KACHI :
-
La victoire dans la Saya.
C'est l'ultime objectif du sabreur, obtenir la victoire tandis
que le sabre n'est pas dégainé.
SEI TO DO :
-
Sang-froid et mouvement.
Quelque soit l'activité du corps, la pensée et l'esprit doivent
rester calmes, sans montrer vos intensions à l'ennemi.
SEME :
-
Poussée, ou plus
exactement, pression. La sensation de retenir l'adversaire, ou
mieux, de le maintenir à terre. En contrôlant les mouvements du
corps et du sabre avec une sensation de repousser et de peser
sur l'adversaire qui peux mieux être maîtrisé, et en permettant
au sabreur de contrôler la situation à son avantage, tout en
réduisant les ouvertures (Suki ) dans lesquelles il pourrait
attaquer.
SHU HA RI :
-
Les trois étapes dans le
développement complet du sabreur :
Ces trois étapes dont considérablement imbriquées, particulièrement les deux premières. Dans le système actuel des grades, le Renshi se rapproche de l'étape de transition du Shu au Ha, le Kyoshi du Ha à Ri, et le Hanshi étant Ri. TACHI KAZE : - Le vent du sabre : Le vent du sabre se réfère ici au bruit fait par le sabre lorsqu'il coupe. Quand la coupe est correctement dirigée, le bruit indiquera où se trouve l'adversaire, et ainsi, pour l'adversaire lui-même, le sabre paraîtra silencieux. TAI CHI TAI BUN : - Entendre avec votre corps, réfléchir avec votre votre corps ( à l'opposé de vos oreilles et de votre mental ). Ce qui veut dire, se fier aux organes des sens pour percevoir les informations est superficiel, de même que de penser intellectuellement à la technique est sans pertinence. L'étude du sabre devra être sentie et absorbée par tout le corps et, apprise par l'expérience de la pratique et de la vie. ZANSHIN : - C'est un autre mot qui ne peut pas être traduit en Français. Il est souvent traduit comme conscience, mais ce n'est pas tout à fait juste. La conscience de ce qui est autour, des menaces potentielles, des dangers potentiels,etc, en sont une partie. Il est plus en rapport avec l'état d'esprit après avoir fait une action. Il est caractérisé par le Kamae, ou le Shisei, le Seme, la projection du KI, et la continuité du souffle (où le Kiai serait approprié ) après la coupe. Dans les douze articles sur l'étude du sabre de Muto Ryu, Yamaoka Tesshu l'expliqua comme étant un coup sans aucune pensée. Cette absence de pensée est l'esprit qui retourne à son état d'origine ( Fudoshin ). Il décrit ce retour comme une persistance : C'est comme une goutte d'eau qui reste dans le un bol après qu'il ait été secoué. Toute l'eau à quitté le bol ( engagement total dans l'action ) mais il en reste un peu comme s'il en était revenu ( l'esprit retournant à son originel ). Cependant c'est un terme difficile à apprécier. C'est demeurer détaché de la victoire après l'obtention de celle-ci, et en même temps, c'est conserver le même état de préparation après l'achèvement de l'action. Encore que ceci ne soit qu'une partie de la définition de ce mot.
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